L'histoire du pont Valentré :
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Emblème de la ville de Cahors, le Pont Valentré est le plus beau et le mieux conservé des ponts médiévaux européens. Il est également un des plus significatifs de l’architecture militaire du Moyen-âge. Il s’élève à 40 mètres de hauteur au-dessus du Lot (Région Midi-Pyrénées), avec un profil légèrement en dos d’âne. Il comporte six arches au-dessus de la rivière, et deux arches sèches, dont une, rive gauche, a remplacé le pont-levis. Il est armé de trois tours munies d’archères et de mâchicoulis.
La décision de sa construction à l’ouest de Cahors, fut décidée par les consuls de la ville en 1306, et la première pierre posée en 1308. L’expansion et la densification de la ville qui traversait son âge d’or, explique la construction de ce troisième pont sur le Lot qui devait entraîner la création d’un second axe commercial est-ouest. L’ouvrage fut probablement achevé autour de 1378.

Plus tard, au temps des guerres franco-anglaises, il a eu une fonction de forteresse destinée à défendre la ville contre les attaques en provenance du sud. Le pont fut restauré entre 1879-1882 par Paul Gout, disciple de Viollet-le-Duc, qui accentua particulièrement l’aspect militaire de l’ouvrage. C’est à cette époque qu’un petit diable fut sculpté au sommet de la tour centrale, les griffes désespérément prisonnières du ciment, rappelant la légende du pacte signé entre le premier architecte de l’édifice et le Malin qui se fit prendre à son piège ! En 1998, dans le cadre de l’inscription des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle au patrimoine mondial de l’UNESCO à Kyoto, le pont Valentré à Cahors, ainsi que la Cathédrale Saint-Etienne, et une vingtaine d’autres monuments et espaces naturels de la région Midi-Pyrénées, ont été sélectionnés comme meilleurs exemples possibles de ce patrimoine mondial.